|
Le
Festival Jingdezhen connexion/culture/céramique |
|
Le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg et l'association des Volontaires de la forteresse de Louisbourg sont fiers d'annoncer la tenue du festival international de céramique de Jingdezhen@Louisbourg 2001, du 6 au 20 juillet. |
|
En collaboration avec l'Institut Sanboa de céramique de Jingdezhen, le Festival présentera quatre artistes porcelainiers renommés de Jingdezhen, en République populaire de Chine, à la Forteresse-de-Louisbourg, où des maîtres potiers fascineront une nouvelle fois le public canadien en pratiquant l'art ancien de la fabrication de la porcelaine. La Forteresse a organisé l'année dernière le premier Festival Jingdezhen@Louisbourg, qui a fait connaître au Canada cette forme d'art traditionnel vénérée. Des milliers de visiteurs du lieu historique situé sur la côte est du Canada ont eu l'occasion, rare, d'observer les potiers à l'oeuvre pendant le Festival. Certains membres du public ont même fait l'expérience inoubliable de « commencer » un objet en porcelaine sur le tour traditionnel. Cette année, les maîtres potiers de Jingdezhen auront l'occasion de captiver un public plus vaste, puisqu'ils feront une démonstration de leur art ancien au Gardiner Museum of Ceramic Art de Toronto, avant de venir à Louisbourg. Les liens qui unissent la porcelaine de Jingdezhen à la Forteresse datent d'il y a deux siècle et demi, à l'apogée du commerce avec la Chine. La collection de Louisbourg compte aujourd'hui 69 000 fragments de porcelaine exhumés provenant de Jingdezhen. Au programme du Festival :
Forteresse-de-Louisbourg
Droits d'entrée : Remises offertes sur les permis d'entrée de deux jours. tél.: 902.733.3545 |
|
L'histoire? Celle de deux villes : Louisbourg et Jingdezhen C'est en 1713 que les Français fondèrent Louisbourg, qui devint rapidement l'un des ports de mer les plus animés d'Amérique du Nord, tirant sa prospérité de la pêche et du commerce. La ville fortifiée subit deux sièges et fut capturée chaque fois, pour finir par être abandonnée par les Britanniques en 1768. Aujourd'hui, le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg est la plus imposante reconstruction en Amérique du Nord. Les historiens et les archéologues y ont découvert, à la suite de leurs recherches et de leurs fouilles, un véritable trésor, témoin du Louisbourg du XVIIIe siècle. Jingdezhen en Chine - Les potiers de Jingdezhen, dans le sud de la Chine, fabriquent de la porcelaine depuis plus de 1 000 ans. L'endroit est particulièrement bien situé : près de gisements d'argile (kaolin et pétunsé), matériau indispensable, et d'une importante voie navigable. Les Chinois exportent de la porcelaine dite « bleu et blanc » sur les marchés du monde entier depuis le XIVe siècle. Cette porcelaine mince et translucide, aux motifs exotiques, était fort prisée en Europe et dans les colonies. La collection archéologique de Louisbourg compte en tout 69 000 fragments de porcelaine. La collection Louisbourg-Jingdezhen : Près de 300 ans après l'arrivée sur les côtes du Cap-Breton des premières pièces en porcelaine de Chine, une archéologue de Parcs Canada en poste à la Forteresse-de-Louisbourg a fait le voyage jusqu'à Jingdezhen pour solliciter les services de l'artiste porcelainier de renommée Li Jian Sheng, et lui demander de fabriquer, avec ses potiers, des pièces de porcelaine selon la méthode artisanale. Chaque pièce, qui est en fait une reproduction d'un objet exhumé par les archéologues de la Forteresse, fait revivre le style et la culture qui caractérisaient la vie dans la colonie du XVIIIe siècle, et rend hommage à Jingdezhen et à la place prépondérante qu'occupe la ville dans l'histoire de la porcelaine.
|
|
Renseignements généraux Lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg Le lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg est le projet de reconstruction historique le plus ambitieux et le plus intéressant entrepris par le Canada. La Forteresse se trouve à trente-cinq kilomètres au sud de Sydney, dans l'île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. La reconstruction témoigne de la vie telle qu'elle était dans la ville fortifiée française de Louisbourg dans la première moitié du XVIIIe siècle. Fondée en 1713, la ville devint le plus important centre de pêche et de commerce de l'Atlantique Nord et la capitale administrative de l'île Royale. Louisbourg, qui constituait une menace pour les intérêts britanniques, fut attaquée en 1745 et en 1758. Dans les deux cas, la ville dû se rendre après un siège de près de sept semaines. La Forteresse, abandonnée, finit par tomber en ruine. La reconstruction du lieu a été entreprise en 1960, en guise de mesure compensatoire à la suite de la baisse économique enregistrée dans l'industrie du charbon au Cap-Breton. Une génération plus tard, un quart de la ville originale était reconstruit, dont une cinquantaine de bâtiments, les fortifications massives et les imposantes portes de la ville qui font revivre le Louisbourg du XVIIIe siècle dans toute sa gloire. Cette localité de la côte de l'Atlantique accueille chaque année des visiteurs du monde entier, qui viennent profiter de l'expérience unique offerte à l'intérieur des murs de la ville reconstruite. Ils peuvent bavarder avec les guides et les interprètes en costume d'époque et visiter les expositions, participer aux visites guidées et goûter à la gastronomie du XVIIIe siècle dans un décor d'époque. La Forteresse-de-Louisbourg est une ressource culturelle d'importance nationale qui fait revivre une époque décisive dans le développement de l'Amérique du Nord. Elle abrite une impressionnante collection archéologique de 5,5 millions d'objets exhumés. On compte plus de 800 sites archéologiques protégés autour de la forteresse reconstruite, dont des secteurs de la ville coloniale française, ses faubourgs et d'importants vestiges des deux sièges, sans compter les 26 épaves désignées d'importance nationale qui reposent dans le fond du port de Louisbourg et qui datent de l'époque allant de 1713 à 1758.
|
|
Les artistes Li Jian Sheng
Zou Xiao Song
|
|
Le Gardiner Museum of Ceramic Art http://www.gardinermuseum.on.ca
Le Gardiner Museum of Ceramic Art est le premier musée en Amérique du Nord consacré à la céramique et à la recherche dans cet art. Fondé en 1984 par le mécène torontois George R. Gardiner et son épouse Helen pour abriter leur collection de céramiques de pays du monde entier, le Musée se trouve non loin de la rue Bloor, sur Queen's Park, sur le campus du Collège Victoria de l'Université de Toronto. Situé en face du Royal Ontario Museum, le Musée Gardiner est l'une des plus impressionnantes destinations culturelles à Toronto. La collection du Musée comprend des pièces en céramique d'Europe, d'Asie et des Amériques, et compte plus de 2 600 oeuvres en céramique, et notamment des dons récents de pièces en porcelaine chinoise dite «bleu et blanc » et des oeuvres modernes en céramique. Le Musée Gardiner présente chaque année, dans le cadre de son programme régulier, des expositions diverses destinées à faire mieux comprendre sa collection permanente, ou à mettre en valeur la richesse de l'histoire de la céramique traditionnelle et moderne. Au nombre des programmes spéciaux offerts par le Musée, mentionnons les conférences sur les arts décoratifs par des experts internationaux ainsi que les ateliers d'identification. Certaines activités fort populaires se déroulent dans le « Clay Pit », un atelier de céramique qui offre des programmes pour les écoles et les débutants, et des cours pour enfants et adultes aux céramistes plus expérimentés. Les artistes porcelainiers et maîtres potiers de Jingdezhen feront une démonstration de leur art dans le hall du Musée, du 18 au 24 juin 2001. Sont également prévus une série d'ateliers et de démonstrations par les potiers invités et un exposé de Ron Whate, ancien chef de la recherche en culture matérielle à Parcs Canada et spécialiste de la porcelaine chinoise d'exportation du XVIIIe siècle. |